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engrais NPK 6-15-30 S
#1
Bonjour,
est-ce un engrais bio svp?
moi j'imagine que c'est un engrais de synthèse, donc pas utilisable en agriculture biologique si?
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#2
Je cultive le même terrain depuis 20 ans, je n'ai jamais mis d'engrais, seulement du crottin de cheval à l'automne, recouvert de foin et/ou de feuilles, la cendre de mon poêle, et le paillis de foin, d'orties, de consoude, de BRF et de déchets du jardin toute l'année suivant arrivage. Je ne travaille plus la terre, les vers s'en chargent. (récolte de rosés des prés entre le tomates cette semaine)
Alors désolé, mais je ne peux pas répondre à la question...
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#3
Comme JC, je ne travaille plus la terre. Moi, c'est depuis 4 ans.

Je vide les bacs d'herbe fauchée sur les places libres : cela empêche  les indésirables de pousser, aide les vers à vivre heureux et, en remerciement, ils retournent et aèrent la terre qui devient ainsi plus souple et légère. Quand tout le terrain disponible est recouvert, j'étale cette herbe sur le compost, au dessus des cendres de bois, de la paille, de la consoude, des orties ...

Je ne mets JAMAIS de produits, quel qu'il soit, ni dans le verger, ni dans le potager, ni ailleurs.
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#4
hello
idem, aucun produit acheté.

mais tu n'as peut être pas la possibilité d'accéder facilement à du fumier ou de la paille?
donc pour répondre à ta question:
regardes si tu as un logo "utilisable en agriculture biologique" sur le paquet.
c'est la seule norme obligatoire.
attention, un produit naturel n'est pas forcément bio, exemple du crottin de cheval qui a eu des traitements antibiotiques!
inversement, bio ne veut pas automatiquement dire naturel, je n'ai pas d'exemple en tête mais je pense qu'il doit y avoir des engrais en granulés issus de matières bio (composts, guano, dolomie, etc...), ton 6-15-30 c'est juste une analyse du contenu.

et sinon, à quoi veux tu employer cet engrais? à priori c'est chargé en potassium, donc type engrais tomate, un peu tard pour ça.
à cette période c'est plutôt un engrais de fond qu'il faut pour nourrir ton sol et préparer le printemps prochain.
ton 6-15-30 sera totalement inefficace hors cultures et sera lessivé pour finir dans la nappe ou les ruisseaux, alors évite!
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#5
Utiliser un engrais consiste à nourrir la plante directement, sans passer par son organe digestif naturel qui est le sol. C'est comme mettre quelqu'un sous perfusion.

Pour nourrir les plantes, il faut donc nourrir le sol. La manière la plus simple, écologique, économique de le faire est d'apporter sur le sol des déchets organiques : résidus de culture, tontes de gazon en couches fines, feuilles mortes, et si tu peux en avoir, fumier décomposé. J'utilise aussi du foin pour pailler mon jardin, car j'en ai à disposition. Son rapport C/N est plutôt bon (voir cet article : http://www.lejardinvivant.fr/2017/05/20/...ique-nuls/ ).
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#6
Salut,

Je ne saurai également que trop te conseiller de capitaliser sur la structure de ton sol, car le NPK est une infime partie de ce qui est nécessaire à la plante, et encore, sous forme organique, pour laisser la faune Humifier/minéraliser au contact de l'air et des bactéries, principalement (après le taf des champignons, qui sont les premiers à bosser en général mais selon ce que tu apportes).

Par exemple, une vigne n'a besoin que de 3% d'azote minéral (soluble) sur son total d'azote nécessaire. Tout le reste lui sert à faire de la structure et de la résistance. L'azote n'est pas fait pour la croissance, mais pour la résistance. 

En tous cas, ton 6-15-30 n'est probablement pas un engrais si bio que ça, même si le logo y figure ! C'est beaucoup trop élevé, surtout en potasse. C'est sans doute un sulfate de potassium minéral, bien chimique, bien synthétique, et bien obtenu à coup de pétrole. Si tu as en plus ou à la place du magnésium, c'est sans doute de la kiésérite, qui est une sulfate de magnésie. Je te le déconseille. Même si c'est plutôt un Patentkali, ce qui du fait de la composition est plus que plausible.

Le S est sans doute un +S, ce qui indique un apport supplémentaire en soufre.

Si tu es faible en potasse (ce qui est généralement impossible en sol vivant, étant issue directement de la mise à disposition fongique par attaque de la roche mère ainsi que de la décomposition de la litière), c'est sans doute qu'elle est peu bio-disponible, bloquée, que tu cultives dans une tourbière ou une poche de matières organiques bloquées, ou alors que tu n'as vraiment pas de bol.

Faut remettre une couverture végétale vivante qui va activer et mobiliser la circulation de potasse, comme une bourrache/sarrasin, ou couvrir le sol avec du matériau ligneux qui va encourager tous les champignons qui sont capables d'attaquer la roche, comme certains mycorhiziens qui attaquent et solubilisent directement la potasse contenue dans les cristaux de feldspath. Toujours une plante active dans une litière en décomposition !

Ce peut être aussi - et le plus souvent de surcroît - un blocage dû aux conditions électromagnétiques du sol, soit un déséquilibre du couple pH/RedOx. Quel.le.s sont les symptômes ou les maladies/ravageurs les plus courant.e.s dans ton jardin ?

Y-a-t-il de l'hydromorphie (qui tire le milieu vers une réduction) ?

Est-ce un ancien sol dit "agricole" (conventionnel/labour) ?

Sur quel type de roche es-tu (quelle est la composition même approximative de ta fraction minérale) ?

De quoi peux-tu disposer comme matériaux naturels d'amendement ?

Amitiés,

Benoît
La paille est pour le sol, la graine est pour l'homme
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#7
Benoit, le retour !

Toujours des réponses très complètes et riches de renseignements scientifiques ! Je n'ai pas tout compris. Il faudra que je prenne le temps de relire ton message et d'aller voir de quoi tu parles.
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#8
Surtout n'hésite pas, vas-y ! Les questions me font avancer, si peu avancé que je suis sur la voie que j'ai choisie. Il est probable que je me trompe.

Qu'est-ce qui te semble obscur ?

Amitiés,

Benoît
La paille est pour le sol, la graine est pour l'homme
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#9
Les conditions électromagnétiques, le RedOx. J'ai commencé à lire des articles sur le sujet, mais je trouve que c'est très compliqué.

Je me demande s'il est nécessaire de connaitre ces choses pour jardiner. Ça laisse peu de place à l'intuition, je trouve.

Toutefois, pour ma culture personnelle, ça reste un sujet intéressant.
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#10
Salut Sophie,

Bon, c'est hors-sujet, donc je ne poursuivrai pas davantage, mais disons que je ne vois pas de rupture entre la précision agronomique (voire physico-chimique) et le plaisir qui se tire de cultiver en toute spontanéité. En ce qui me concerne, je trouve que ça le renforce, mais c'est une question de goût, certes pas nécessaire pour jardiner, mais quand on est mordu...

Disons que je compte poursuivre après le BTSA, assez loin si ça m'est possible sur tous les plans (un troisième enfant dans la tête, famille, boulot, à-côtés sportifs et autres). Je verrai bien une école d'ingé agro en AB après le BTS ou la licence, mais c'est vraiment du moyen-long terme. C'est la passion qui parle, et comme notre passage ici-bas est assez bref, je compte bien choisir avec toutes mes tripes ce que je vais y laisser.

Mais vraiment, c'est un chemin long et sinueux. Les remises en question sont constantes et massives. Souvent, on se demande si c'est vraiment le bon chemin qui a été emprunté.

Le RedOx, c'est le pendant du pH dans le couple électrique/magnétique. Le pH est d'un très large usage en agronomie, à tel point que même avec ça on a empoisonné nos sols à coups de chaulages massifs, même avec du "Bio" comme le lithothamne ou la dolomie. Les amendements sont une bonne chose, sans doute, mais la précision requise pour jauger de leurs effets nous échappe encore, je pense, sauf à quelques fous furieux pionniers de l'agronomie de demain.

Le RedOx, en lien avec le pH, conditionne - entre autres - les échanges d'ions entre la plante et son milieu, donc sont les maîtres de la fameuse CEC (capacité d'échange cationique), dont il est fait grand cas en agriculture de conservation, même non-bio. En gros, la plante est entourée d'un milieu qui, s'il est propice en termes de RedOx/pH, se trouve conditionner l'ensemble des paramètres de sa santé. Généralement, ces paramètres se trouvent dans l'acide-réduit, ou légèrement oxydé. C'est sans doute en partie pour ça que les légumineuses et particulièrement la féverole acidifient leur milieu jusque des pH aussi bas que 4,5 ou 4. Ca solubilise les éléments nutritifs qui deviennent, du coup, bio-disponibles. Je fais le pari que c'est au moins en partie pour ça que la féverole cartonne autant dans les couverts végétaux d'interculture. Ajouté au fait que, comme toute fabacée, elle met un fort accent sur l'appel à la mycorhization.

Ma première piste sérieuse en ce moment, qui confirme ce que je pensais et imaginais empiriquement, c'est que l'humus (matière organique du sol) sera toujours plusieurs fois meilleur en CEC que les meilleures des fractions minérales, même correctement pourvues en argiles de qualité, et d'une répartition granulométrique quasi parfaite, comme les sols de Beauce par exemple.

Merci de ton accueil, ravi d'être de retour parmi vous tou.te.s. Il faut être content d'être en si chaleureuses compagnies.

Amitiés et bises,

Benoît
La paille est pour le sol, la graine est pour l'homme
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